Les fonds de pension: des acteurs clés dans l’accaparement mondial des terres agricoles

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photo credit: flickr user USAID

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Les acquisitions de terres agricoles à grande échelle provoquent conflits et controverses dans le monde entier. Un nombre croissant d’études montrent que ces projets sont mauvais pour les communautés et qu’ils encouragent une forme d’agriculture qui n’est absolument pas adaptée à un monde secoué par de graves crises alimentaires et environnementales. 1 Et pourtant, les fonds continuent à déferler sur les terres agricoles à l’étranger, comme attirés par un aimant. Une situation qui s’explique par les rendements qu’on peut attendre de ces investissements. Et parmi ceux qui recherchent les bénéfices dans la terre agricole, certains des principaux acteurs sont des fonds de pension, qui investissent des milliards de dollars dans ce secteur.

Les fonds de pension brassent aujourd’hui 23 000 milliards de dollars US d’actifs, dont 100 milliards sont apparemment investis dans les produits de base. Sur cet argent investi dans les produits de base, entre 5 et 15 milliards de dollars serviraient à acquérir des terres agricoles. D’ici 2015, ces investissements dans les produits de base et les terres arables sont censés doubler.

Les fonds de pension travaillent en théorie pour les travailleurs et les aident à protéger leurs économies pour la retraite, jusqu’à une date ultérieure. Ne serait-ce que pour cette raison, les stratégies et les décisions d’investissement devraient être soumises à un certaine obligation de contrôle public ou autre. En d’autres termes, les fonds de pension sont peut-être l’une des rares catégories d’accapareurs de terres auxquelles les gens peuvent couper l’herbe sous le pied, pour la bonne et simple raison que c’est de leur argent qu’il s’agit. De ce fait, les fonds de pension constituent une cible particulièrement intéressante pour les mouvements sociaux, les syndicats et les organisations citoyennes.

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